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Le Denim

Le Denim

L’HISTOIRE

Acid washed, bleached, stone washed, used, droit, slim, skinny, flare, bootcut ou boyfriend, le jean connaît une foule de déclinaisons aujourd'hui. Le jean a succombé à toutes les fantaisies et résisté aux audaces techniques les plus déjantées. Véritable cobaye du progrès textile, le jean est parfaitement indétrônable, bref, incontournable.
Le jean est définitivement lié à l'image des Etats-Unis, l'histoire de cette pièce débute pourtant en Italie où est fabriquée, à Gênes, une toile de laine et de lin assez résistante pour fabriquer des voiles pour les navires. A son arrivée dans le Nouveau Monde, son nom s'anglicise et par la phonétique, la toile de Gênes devient le jean.

En 1853, Levi Strauss, jeune immigré bavarois, possède une entreprise de tissu aux Etats-Unis et va fournir à Jacob David ce tissu en toile de jean pour qu'il fabrique les pantalons solides et ultra-résistants pour les pionniers de la ruée vers l'or. David aura l'idée d'utiliser des rivets de cuivre pour maintenir le pantalon aux endroits fragiles : le jean est né. A la recherche d'un partenaire, il se tourne vers Levi Strauss et tous deux obtiennent un brevet pour l'idée du rivet.

Les deux associés vont alors abandonner le lourd tissu italien pour le remplacer par une toile à armure de serge en coton, évolution du sergé de Nîmes dont l'anglicisation a donné lieu au mot denim. Le denim, coloré par des bains d'indigo, donne naissance au blue jean. Désormais, cet incontournable du style masculin tend à revenir à son essence originale. La toile japonaise ou chinoise, teinte avec une profondeur inégalable commence à gagner la ferveur des it-boys qui se targuent d'acquérir des pièces de collection, authentiques et increvables.
Ces allers-retours, ces fluctuations n'ont jamais réussi à dissuader l'ensemble de la population mondiale à porter un jean au quotidien. Mieux que ça, le jean est devenu une seconde peau parfaitement protéiforme qui ne raconte que ce que chacun veut bien lui faire dire. Preuve que le jean est un vrai symbole de liberté.

 

La fabrication

Première étape : fabriquer le tissu denim, le tissu jeans par excellence. Les fils sont assemblés en faisceau avant teinture. Ils passent ensuite dans des bacs remplis d'indigo ; l’indigo est un colorant naturel à l'origine issu des feuilles de l’indigotier, mais aujourd'hui devenu produit de synthèse grâce aux allemands lors du XIXème siècle.
Les faisceaux de coton passent rapidement de bac en bac; ainsi l'indigo ne teindra que la surface des fils, le cœur restera blanc. Au contact de l'air, le colorant s'oxyde, et donnera au denim sa profonde couleur bleue après 3 à 12 passages dans les bacs. Au cours du processus, le tisserand teste ses couleurs, car l'indigo est un colorant difficile.

D'abord un fabricant dessine un modèle de jeans basé sur les mesures (ou des échantillons) qui ont été fournies par le concepteur de jeans ou l'acheteur. Ensuite, il faut environ 15 morceaux pour composer un modèle standard de jeans typique à 5 poches. On calcule la consommation optimale de tissu en amassant tous les morceaux du modèle de jeans sur un papier qui est placé sur le tissu de denim.
Après avoir dessiné les rayons de découpage sur ce papier, le tissu est placé en piles sur une table de découpage. Jusqu'à 100 couches de denim sont empilées et des poids y sont mis afin de retenir le tissu pendant le découpage. Les pièces séparées des jeans sont coupées avec une machine de découpage de textile et chaque morceau est ensuite marqué avec sa taille, en utilisant un morceau de craie, de sorte que ceux-ci disparaissent pendant le lavage.

Il faut environ 1,6 mètres de tissu de denim, plusieurs centaines de mètres de fil de couture, 6 rivets, 1 ou 5 boutons de jeans, 4 étiquettes (cuir artificiel habituellement), et en option une fermeture éclair pour faire une paire de jeans. Une usine moyenne de jeans peut faire environ 2500 paires de jeans par jour. Il faudra approximativement 15 minutes et 12 opérations pour faire une paire de jeans.
Une fois que les jeans de denim sont cousus, ils sont envoyés vers une usine pour être lavés dans une machine qui pourrait être décrite comme une machine à laver standard, cependant de très grande capacité. Par exemple un « stonewash » (le jean une fois confectionné est lavé avec de la pierre ponce qui détruit partiellement les fibres du tissu; la perte de coloration donnant alors au pantlon un aspect déjà porté) pour 150 paires de jeans prend 150 kilos de pierres ponces et plus de 750 litres d’eau. Selon le degré de fané désiré ils seront lavés entre 30 minutes et 6 heures !

 

Les traitements

Ce sont les traitements qui permettent de révéler toute la richesse d’un denim :

  • - Le brossage est par exemple une opération manuelle réalisée avec du papier abrasif (ex: toile de verre) ou avec une brosse rotative, sur certaines parties du vêtement, qui deviendront plus claires après lavage.

Ces traitements permettent au jean d’obtenir cet aspect vieilli font partie des secrets de sa renaissance actuelle.

  • - Le WattwashTM (morsure au laser) est un procédé 97,5 % waterfree : 5 litres d’eau sont utilisés avec ce traitement alors qu’il en faut en moyenne 120 litres pour traiter un jean de base. La brûlure maîtrisée grave précisément la surface de la toile pour une multiplicité d’effets d’usure, de motifs ou de reliefs.
  • - L’Ozone est un traitement 70 % waterless. Ce traitement atmosphérique, mélange oxygène + ozone pour un « lavage » éthique, efficace et écologique qui assouplit et patine le vêtement sans eau ni produits chimiques.

 

Une saine révolution qui accompagne l’effet d’usure. La combinaison de ces deux derniers traitements permet aujourd’hui un traitement du denim sans eau. De la pierre à la lumière… Le produit fini n’est pas seulement une Evolution, c’est une Révolution.

  • - Abrasions : Opération manuelle, réalisée à l’aide de petites brosses rotatives, qui donne un aspect Vintage au denim.
  • - Moustaches : Lignes dessinées qui imitent les plis faits au porter. Opération manuelle réalisée avec du papier abrasif et un gabarit.
  • - Plis 3D : Opération complexe, obtenue par fixation au four de plis formés et résinés.
  • - Froissage : Obtenu par fixation au four de la résine, après froissage par lavage.

 

ZOOM SUR LE SELVEDGE

La qualité d’un jean se juge sur certains détails : une toile dite Selvedge est un gage de qualité et de robustesse. Cette appellation traduit l’utilisation de métier à tisser traditionnel.
C’est la meilleure qualité de toile que l’on puisse trouver. On les reconnait facilement grâce aux liserés de couleurs (souvent rouges) a l’intérieur du jean et visible au moment de faire un ourlet extérieur.
Les toiles de denim Selvedge (pour ‘self edge’) sont confectionnées en rouleaux de moindre largeur (environ 75cm) que les denim de qualité plus commune (1,5m). Elles sont donc tissées de manière plus traditionnelle, et ne nécessitent pas d’être découpées avant assemblage, ce qui évite tout risque d’effilochage. Ce denim se reconnait par la lisière (edge) caractéristique de la limite extérieure des rouleaux, que l’on peut voir aux coutures à l’intérieur des jambes.

 

 

Les coupes

Toujours dans un souci d’offrir des vêtements chargés d’histoire, une attention particulière est apportée à l’ensemble des délavages des jeans Chevignon répartis en 3 fits essentiels : près du corps (tapered), droit (straight) et confort (regular). Afin de reproduire le plus fidèlement possible les différents niveaux d’usure naturelle d’un jean, plusieurs graduations de délavage ont été mises au point. Plus la toile est usée, plus elle requiert du temps et du travail, plus elle aura de la valeur et deviendra unique.

Regular

Jeans 5 poches à la coupe ni trop serrée, ni trop large. Un bon basique qui s'adapte à toutes les morphologies.

Straight

C'est la coupe droite, sans resserement ni évasement particuliers à partir du genou. Le bas de pantalon mesure entre 22 et 25 cm.

Slim

C'est la coupe la plus proche des courbes du corps. Elle est étroite et idéale pour les morphologies longilines.

 

LES ANNEES DE DELAVAGE

Afin de reproduire le plus fidèlement possible les différents niveaux d’usure naturelle d’un jean, plusieurs graduations de délavage ont été mises au point, allant de 0 à plusieurs années d’âge, 0 étant le niveau le plus brut, 1 correspondant à 1 an d’usure naturelle, 2 à 2 ans et ainsi de suite. Plus la toile est usée, plus elle requiert du temps et du travail, plus elle aura de la valeur et deviendra unique.